lundi 5 novembre 2012

Il me possède, il m'obsède...


Dévoile-moi - Sylvia Day

Ma vie est un peu moins mouvementée, j'ai retrouvé le temps de lire, je retrouve aussi le chemin de ce blog...  Malgré ma désertion, les éditeurs me sont restés fidèles et je continue à recevoir régulièrement des propositions de partenariat... Intriguée par la revue de presse qui accompagnait le livre de Sylvia Day, j'ai sauté sur l'occasion de lire le premier tome de cette trilogie...

Je vis en ermite depuis quelques mois, suis complètement passée à côté de la rentrée littéraire et ne connais aucun des livres nouvellement parus. J'ignorais alors tout de ce roman (Mommy Porn, un genre littéraire que je découvre), n'avais lu que la quatrième de couverture :

Elle vient d'arriver à New York, il est businessman. Elle est jeune, il est riche et sexy.

Elle est séduite, il la désire. Ils se donnent rendez-vous. Et se revoient. Régulièrement.
 

Elle est marquée par son passé, il dissimule des secrets.
 

Une relation tumultueuse et sensuelle faite de plaisir assumé et d'une grande liberté.

Je dois avouer qu'une fois plongée dans le bouquin, j'ai eu un mal fou à le poser et l'ai dévoré... L'impression de lire une espèce de Harlequin série rouge (sais pas si ça existe encore, mais j'ai lu ça adolescente) avec un ptit air de Sex and the city. Oui, il est bourré de poncifs ; oui, ce n'est pas de la grande littérature mais...  ça permet une petite récréation (je lisais en parallèle "les proies" et croyez moi, ça change les idées), une sorte de ckick litt à la sauce pimentée.
Je ne suis pas une "desperate", au contraire, mais cette lecture m'a offert une petite parenthèse amusante et je lirai sans nul doute la suite...

Merci aux éditions J'ai Lu pour cette découverte.

samedi 10 mars 2012

Nagasaki



Nagasaki - Eric Faye


C'est ma honte ! c'est ma très grande honte !!!!
Je me laisse submerger par le quotidien et ai lâchement abandonné mon cher "potinoir"
J'avais pourtant très envie de vous parler de ce petit roman, presque une nouvelle !

Présentation de l'éditeur :
"Shimura-san mène une existence solitaire et ordonnée dans la banlieue de Nagasaki. Mais voilà que des objets se déplacent, chaque jour, insidieusement, que de la nourriture disparaît. Fantôme ? Hallucinations ? Grâce à une webcam, la vérité se fait jour : une femme habite clandestinement chez lui, depuis un an... Grand Prix du roman de l'Académie française 2010, Nagasaki est un chef-d'oeuvre de mélancolie, un récit percutant sur l'isolement, où les ombres qui peuplent l'histoire du Japon ne sont pas loin. "

Nous avons reçu ce soir Eric Faye à notre soirée littéraire mensuelle organisée par "Le Menhir" à Brunoy. J'ai pu dire à l'auteur tout le bien que je pensais de son roman, tout en finesse, mélancolique mais dont plusieurs passages m'ont particulièrement touchée... Je vous en livre un :

Je me dis qu'il faudrait inscrire dans toutes les constitutions du monde le droit imprescriptible de chacun à revenir quand bon lui semble sur les hauts lieux de son passé. Lui confier un trousseau de clés donnant accès à tous les appartements, pavillons et jardinets où s'est jouée son enfance, et lui permettre de rester des heures entières dans ces palais d'hiver de la mémoire.

Calepin parle d'une "écriture précise, minutieuse et soignée", Cynthia a été "touchée", Aperto Libro n'en gardera pas un souvenir impérissable...




vendredi 18 novembre 2011

Les soirées littéraires de Brunoy





Chaque mois, l'association "le menhir" reçoit un auteur et les participants débattent autour de son livre...
Ce soir, ce sera Valérie Tong Cuong qui viendra nous parler de L'ardoise magique

"Deux jeunes filles sont assises sur la rambarde d’un pont. Un train surgit. L’une saute, l’autre pas.
C’est Alice qui a sauté. Elle est riche, jolie, et habite un quartier résidentiel. L’autre s’appelle Mina. Depuis la mort de sa mère, elle vit chez son oncle et sa tante dans le quartier des HLM. Les deux amies s’étaient juré de se suicider ensemble. En rompant le pacte, Mina perd toute raison d’exister.
Pourquoi n’a-t-elle pas sauté ? Qu’est-ce qui l’a retenue à la vie ? Pourquoi Alice voulait-elle en finir ? Quelle spirale les conduisait ainsi au suicide ? Devenue fugitive, Mina cherche à comprendre ce qui s’est passé depuis qu’Alice est entrée dans sa vie. Pourquoi ont-elles noué une amitié si forte ? Qui était vraiment Alice ? Cette enquête va pousser Mina à regarder la vérité en face, une terrible vérité, dont il lui faudra s’affranchir pour gagner sa liberté."

dimanche 6 novembre 2011

Tuer le père


Tuer le père - Amélie Nothomb


Lors d'une soirée réunissant les plus grands magiciens du monde, Amélie Nothomb remarque deux hommes au comportement étrange : Joe Whip et Norman Terence, de grands magiciens américains qui ont partagé plusieurs années de leur vie et semblent à présent s'ignorer. Elle interroge un convive qui lui révèle leur histoire et le lecteur plonge dans le Nevada des années 90...

De son propre aveu, Amélie Nothomb a voulu faire un "western moderne",  j'y ai plutôt vu une nouvelle, avec tous les codes inhérents à cet exercice : un récit court au dénouement surprenant. Comme toute nouvelle bien construite, il se dévore, la "chute" est amusante mais... j'ai bien peur qu'il n'en reste pas grand chose ! Un Nothomb agréable mais pas à classer dans les inoubliables de l'auteur. A noter que le style est moins ampoulé que d'habitude chez Nothomb.

Pour info : la couverture du livre est l'oeuvre de Miss.Tic dont je suis fan.



Madame Charlotte reproche le nombre de page indigent mais souligne que la qualité est là, Mya a été bluffée, Elodie reste dubitative, Quilitout est emballée, Serena en parle comme d'un livre qui se lit facilement mais ne laisse pas de trace et il ne laissera pas un grand souvenir à Liyah

Partenariat Priceminister





La vie m'est et trop molle et trop dure...



Fiston numéro deux est en troisième et attaque sa séquence "Poésie", un tantinet réfractaire il est venu me demander de l'aide pour son devoir de français sur Louise Labé... et m'a offert le plaisir de la redécouverte de ce très joli sonnet :

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.


mercredi 12 octobre 2011



Sans un adieu - Harlan Coben

L'histoire ? Laura et David s'aiment d'un amour inconditionnel (un peu trop d'ailleurs, le trait est un tantinet forcé, exagéré, mais on mettra ça sur le compte d'une lourdeur de jeune écrivain), ils sont en voyage de noces. Sans un adieu, David disparaît et son corps noyé est repêché. Les lourds secrets de famille remontent à la surface.

Masse Critique est de retour ! Babelio a retenu ma candidature et le sort m'a attribué ce livre. Chouette, me suis-je dit ! Je n'ai lu qu'un Coben (Ne le dis à personne) et j'avais bien envie de me replonger dans un policier efficace.

Première surprise : l'avant-propos. En fait ce livre est une réédition d'un roman écrit par Coben il y a une vingtaine d'années. L'auteur a décidé de nous le livrer tel quel, "pour le meilleur et pour le pire" ; il y reconnaît y avoir fait quelques emprunts au fil du temps, s'en être inspiré pour certains de ses livres, et, justement c'est là le seul reproche que je lui ferai : je l'ai trouvé un peu trop proche de Ne le dis à personne dans l'intrigue.

Mais ne soyons pas sévère ! un bon policier (il est écrit "thriller" sur la couverture, là je trouve ça un peu "too much"), bien rythmé et très agréable à lire...

L'avis de Canel qui a su bien écrire ce que j'ai ressenti, Leiloona regrette d'avoir découvert le pot aux roses très tôt (j'ai eu le même sentiment), Monsieur Happy lui reproche un manque de subtilité, Christopher lui, pardonne les défauts.

Je relirai Coben ! Si c'est ici une oeuvre de jeunesse, j'ai très envie de lire ses romans plus aboutis... Merci encore à Babelio.





lundi 3 octobre 2011

Un long chant d'amour



Cantique des plaines - Nancy Huston

A la mort de son grand-père, Paula reçoit une grosse enveloppe encombrante ... bourrée de vieilles pages noircies ...tu m'as légué ces pages et maintenant il est à moi ton livre, la responsabilité est toute à moi. Engagée par une promesse, elle entreprend de réécrire l'histoire de son aïeul, enfant de pionnier qui tente de survivre dans un Canada de légende : celui des Blackfoot, du Père Lacombe et du petit peuple qui subit la Grande Crise Economique.

Tu m'as laissé tes mots, et je les couds ensemble en un patchwork dont je voudrais qu'il te serve de linceul.

Ainsi, tu appris à vivre au jour le jour et à marcher très doucement sur la mince croûte de normalité qui s'était formée sur la plaie purulente de tes espoirs.
Au-dessous, au fond, au fin fond de toi toujours, près de l'os, il y avait la peur.

Un roman passionnant, une espèce d'anti-héros, pas franchement sympathique, mais qui se débat pour tenter d'être heureux et, surtout, le très bel hommage de cette petite fille dont on sent la tendresse tout au long de ces pages.

J'avais déjà lu (et apprécié) l'empreinte de l'ange de Nancy Huston, ce second essai avec cette auteur m'a enchantée...

L'avis de Marie, Amanda qui compare ce récit à une longue litanie, Myletine a aimé, terriblement aimé...



J'ai eu la chance d'être invitée au lancement de Démons quotidiens, un livre à quatre mains écrit par Nancy Huston et illustré par Ralph Petty. Nancy Huston nous a lu quelques passages de ce (très beau) livre. Plus d'une centaine de petits textes (d'une demi-page environ), on y parle de tout : le célibat des prêtres, Facebook, les couches-culottes et la pollution... autant de textes amusants, ironiques parfois mais qui, toujours, font résonner un petit quelque chose en nous, nous obligent à réfléchir, mettent le doigt là où... ça fait mal !!!!

Quant aux illustrations de Ralph Petty, des dessins à l'encre, elles sont tout simplement superbes !

L'avis de Sophie Gall

PS : classé en "littérature française" puisqu'écrit en français